http://www.opendatafrance.net/2020/10/15/observatoire-open-data-des-territoires-edition-oct-2020/ - Mouve

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OpenDataFrance publie chaque année une analyse de l’état de l’ouverture des données dans les territoires. Cette publication est faite en octobre à l’occasion de la date anniversaire de la loi République Numérique promulguée le 8 octobre 2016. L’étude s’appuie sur les chiffres et les indicateurs, collectés et élaborés en temps réel, et publiés sur le site de l’observatoire.

(Mise à jour du 20 octobre : intégration de nouvelles plateformes de publication issues du monde SIG)

Qu’en est-il du mouvement d’ouverture des données dans les collectivités locales ?

 

La publication des données se poursuit sur un rythme régulier d’environ 130 nouvelles collectivités ouvertes entre oct. 2019 et oct. 2020, comparable à l’écart 2018/2019 et celui 2017/2018.

A ce jour (oct.2020), 589 collectivités territoriales publient des données en opendata.

 

 

 

 

En rajoutant 175 structures publiques ou privées, partenaires des collectivités et produisant des données dans le cadre d’une mission de service public, nous arrivons à un total de 764 acteurs territoriaux.

 [Autres Groupements de Collectivités : Syndicats Mixtes, GIP, …] / [Organismes associés : Agences de tourisme, d’urbanisme, …] /

 [ Délégataires de Service Public : Opérateurs privés, SEM, …] (ne sont pas comptabilisés les services déconcentrés de l’état)

 

 

 

 

Cette progression est-elle uniformément répartie selon la taille et la nature des collectivités ?

 

Comme les années précédentes, nous constatons un écart très important entre les grosses collectivités et les plus petites.

Les régions sont toutes ouvertes cette année 2020. 100% des conseil régionaux en métropole et de nombreux acteurs dans les régions et territoires d’Outre Mer proposent un portail open data, même si toutes n’ont pas la même quantité de jeux de données (de quelques unités à plusieurs centaines de jeux de données …).

Les départements poursuivent leur progression, avec près de 60% d’ouverture.

Plus de 50 % des collectivités de plus de 100 000 habitants sont ouvertes (cela intègre les métropoles ouvertes à 82% et les plus grosses intercommunalités).

 

Cependant, en dessous de ce seuil, moins de 8 % collectivités inférieures à 100 000 habitants arrivent à publier des données. Sans surprise, plus la taille diminue, moins la collectivité s’engage dans l’open data.

Si ce constat est prévisible, il faut cependant s’interroger sur la tranche des collectivités entre 20 000 et 80 000 habitants. A cette échelle, les collectivités ont quand même les moyens de mener une politique d’ouverture qui serait profitable à la dynamique de transparence et de performance de l’inter-communalité à laquelle elles appartiennent.

 

 

Seules 22% des collectivités de taille entre 20 000 et 80 000 (soit 89 sur 410) sont ouvertes, il est raisonnable de penser qu’un travail d’accompagnement spécifique permettrait de passer au-delà de 50% rapidement.

86 collectivités de moins de 3.500 hab. sont comptabilisées. Cela témoigne soit d’une volonté locale très importante (et assez rare), soit d’un accompagnement systématique par une structure de plus haut niveau (métropole, SMI ou département).

 

 

 

Au final, en évaluant uniquement les 4 604 collectivités qui sont concernées par la loi République Numérique (> 3.500 hab.), 503 collectivités (> 3.500hab.) sont ouvertes, soit 10,93 %, ce qui laisse une marge de progression très importante.

Pour le dire plus radicalement, cela indique que près de 90% des collectivités ne respectent pas (encore) leurs obligations, 2 ans après la date limite d’application des dispositions prévues dans la loi République Numérique d’oct. 2016 et intégrées au Code des Relations entre le Public et l’Administration (CRPA).

(sources : statistiques DGCL)

 

 

Quelles sont les stratégies de publication des collectivités ?

 

Avec un total de 180 plateformes de publication territoriales (+ Data.gouv), nous constatons une augmentation du rôle des plateformes d’information géographique dans la répartition des choix d’espace de publication : 6% sur un portail web « classique », 29% sur une plateforme d’information géographique, et 64% sur un portail open data dédié ou mutualisé.

 

(NB : L’observatoire intègre en 2020 le suivi des plateformes SIG)

 

 

Pour la publication des données, Data.gouv reste la principale plateforme d’hébergement avec 41% des collectivités, suivie des plateformes sous technologie OpenDataSoft (28%) ou open source CKAN (14%).

(Nb : Quelques plateformes « As Service » utilisent la technologie de base CKAN)

 

 

 

 

Tous hébergeurs et technologies confondus,la plateforme OpenDataSoft accueille cependant le plus grand nombre de données avec 6 079 (39%) des 15 572 jeux de données publiées au total.

 

 

 

 

 

Il faut toujours regretter le manque de mutualisation des plateformes. La majorité (64%) des acteurs publient leurs données sur un portail propre.

En augmentation par rapport à 2019, 29% collectivités agrégées sur des plateformes mutualisées ou en mode partenariat avec des Services Déconcentrés de l’Etat (cas de SIG) illustrent une pratique très vertueuse permettant de réduire les coûts et les délais tout en favorisant la visibilité et l’interopérabilité des données qu’elles publient.

 

 

 

Répartition dans les régions

 

Au niveau régional, la distribution des collectivités se modifie au fil des ans en fonction de la maturité et de la taille des territoires.

En 2020, la région Occitanie se distingue grâce à la dynamique de deux grandes métropoles (Toulouse et Montpellier) et de trois départements (CG Haute Garonne, Hérault, Hautes Pyrénées) qui accompagnent l’ouverture des données de petites collectivités dans leur périmètre de compétence. Deux acteurs régionaux (Nouvelle Aquitaine et Auvergne Rhône Alpes) progressent en raison d’une logique de mutualisation entre les plateformes opendata et données géographiques. C’est un mouvement que l’on retrouve à l’oeuvre dans de nombreuses autres régions.

 

Points d’Accès Nationaux

 

Notons la montée en puissance des portails nationaux thématiques, alimentés par les acteurs territoriaux qui publient soit localement, soit sur un site national mutualisé, des données normalisées dans l’objectif d’un référencement maximal. Ces portails thématiques, aussi appelés Points d’Accès Nationaux, sont très structurants pour les filières, devenant des intermédiaires (« brookers publics ») pour de grands ré-utilisateurs publics ou privés.

Citons en particulier le portail transport.data.gouv.fr qui agrège de nombreuses données de mobilité, produites par les collectivités et leurs délégataires (AOM).

A ce jour, près de 218 sur les 337 AOM françaises, soit 64%, sont référencées pour les données de transport en commun (voir stat.). Ce résultat a été possible grâce à une équipe d’animation de choc (beta.gouv), un important travail d’accompagnement les collectivités et la mise en place de standards techniques (formats de publication) et juridiques (les licences et conditions particulières d’application).

 

Qu’en est-il de la qualité des données qui sont publiées ?

 

Nous avons vu que 15 572 jeux de données sont publiés par 764 acteurs territoriaux sur 180 portails open data. Cette dispersion des lieux de publication a contribué à une grande hétérogénéité dans les formats, donc dans l’interopérabilité et la réutilisation des données. Des outils proposés par OpenDataFrance permettent pourtant de prioriser et de normaliser les données à publier (standard du Socle Commun des Données Locales, outil de validation Validata, outils de production D-Lyne). Des recommandations sont aussi faites pour mutualiser les plateformes, créer des référentiels territoriaux ou thématiques (OpenDataLocale).

 

Mais les standards de publication et les bonnes pratiques de publication ne sont pas suffisants. La qualité intrinsèque des données est encore à améliorer. Il n’y a pas de métrique évidente pour cela mais la complétude et la régularité de mise à jour des données sont des éléments simples à observer. A titre d’exemple, la fraicheur des données n’est pas respectée dans près de 92% des cas !

  

Il y a sur ce sujet un gros travail d’amélioration des processus de publication. Cela a certes un coût, cela engendre des contraintes d’organisation, mais ce point reste incontournable pour garantir la confiance des ré-utilisateurs dans les données produites.

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