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Pas de demi-mesures, moins de cacophonie : le plaidoyer des compagnies aériennes devant la Délégation sénatoriale aux outre-mer


Mercredi 20 mai 2020

Poursuivant ses auditions dans le cadre de l’étude sur l’urgence économique dans les outre-mer - conduite par Stéphane Artano (RDSE - Saint-Pierre-et-Miquelon), Viviane Artigalas (Socialiste et républicain - Hautes‑Pyrénées) et Nassimah Dindar (Union Centriste - La Réunion) -, la Délégation sénatoriale aux outre‑mer a organisé une table ronde sur le transport aérien, le 19 mai, pour évaluer la situation des compagnies desservant les outre-mer.

Terriblement fragilisées par la crise, certaines compagnies aériennes sont menacées de disparition alors même qu’elles assurent un rôle indispensable pour la continuité territoriale, les liaisons inter-îles et le développement économique en outre-mer.

Trois compagnies régionales étaient représentées à cette table ronde :Air Saint-Pierre, par M. Benoit Olano, président ; le groupe GAI (Air Antilles et Air Guyane), par M. Éric Kourry, président ; Saint-Barth Commuter, par M. Bertrand Magras, gérant.

Pour les compagnies de liaisons internationales, étaient présents : Air Austral avec M. Dominique Dufour, secrétaire général ;Air Calin avec M. Didier Tappero, directeur général ; Air Caraïbes et French bee avec M. Marc Rochet, président  ; Air Tahiti Nui avec M. Michel Monvoisin, président directeur général ; Corsair avec M. Pascal de Izaguirre, président directeur général, et Air France KLM, avec M. Jean-Michel Mathieu, directeur général Caraïbes-océan Indien et Amérique latine. Les syndicats des compagnies aériennes représentées par leur président M. Jean-François Dominiak pour le SCARA (Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes) et M. Alain Battisti pour la FNAM (Fédération Nationale de l'Aviation Marchande) y ont également participé.

Bien qu’elles bénéficient d’un plan d’aide de l’État, les compagnies qui n’assurent aujourd’hui plus que 5% de leur activité tout en continuant à payer leurs charges fixes, ont déploré que le soutien de l’État ne soit pas à la hauteur des problèmes, donnant l’impression de demi-mesures.

Elles ont exposé les décisions qui leur semblent indispensables pour réellement traverser la crise. Plutôt qu’un moratoire, une annulation des charges sociales doit être décidée. Par ailleurs, un fonds de soutien pour les compagnies, équivalent à celui accordé à Air France, doit être mis en place, en s’adaptant aux caractéristiques des compagnies. Enfin, dans le Pacifique, un dispositif d’indemnisation du chômage partiel, comparable à celui mis en place en Nouvelle-Calédonie, est nécessaire pour la Polynésie française.

Les participants ont en outre appelé à davantage de clarté de la part de l’État et à la nécessité d’une parole unique.

Une réelle vision de sortie de crise se fait attendre selon les participants : la réouverture d’Orly fin juin est primordiale et doit aller de pair avec des modalités d’adaptation de la quatorzaine pour les arrivées en outre-mer.

Le président Michel Magras (LR - Saint Barthélemy), avec l’ensemble des membres de la Délégation, a assuré les compagnies aériennes du soutien des parlementaires dans cette crise sans précédent : "Toutes les compagnies sont aujourd’hui en danger et je note la situation particulièrement alarmante pour le réseau Caraïbes. La compétition s’annonce rude pour l’avenir : nos compagnies aériennes, vitales pour nos économies locales, devront donc être accompagnées dans la durée."

La vidéo de la table ronde est disponible en vidéo à la demande.

Pour tout renseignement complémentaire : http://www.senat.fr/commission/outre_mer/

#OutremerSénat

 

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