https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2019/pap/html/DBGPGMJPEPGM304.htm - Mouve

Site d'origine

Justification au premier euro

 

Éléments transversaux au programme

 

 

 

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l’action

 / sous-action

Titre 2

Dépenses

de personnel

Autres titres

Total

Titre 2

Dépenses

de personnel

Autres titres

Total

11 – Prime d'activité et autres dispositifs

 

6 643 702 823

6 643 702 823

 

6 643 702 823

6 643 702 823

13 – Ingénierie, outils de la gouvernance et expérimentations

 

676 511

676 511

 

676 511

676 511

14 – Aide alimentaire

 

51 558 566

51 558 566

 

51 558 566

51 558 566

15 – Qualification en travail social

1 947 603

3 711 674

5 659 277

1 947 603

3 711 674

5 659 277

16 – Protection juridique des majeurs

 

668 261 317

668 261 317

 

668 261 317

668 261 317

17 – Protection et accompagnement des enfants, des jeunes et des familles vulnérables

 

156 101 955

156 101 955

 

156 101 955

156 101 955

18 – Aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (ARFS)

 

200 000

200 000

 

200 000

200 000

19 – Stratégie interministérielle de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté des Enfants et des Jeunes

 

171 000 000

171 000 000

 

171 000 000

171 000 000

Total

1 947 603

7 695 212 846

7 697 160 449

1 947 603

7 695 212 846

7 697 160 449

 

 

 

évolution du périmètre du programme

 

 

   PRINCIPALES ÉVOLUTIONS

Conformément aux annonces du Président de la République lors de son déplacement en Guyane en octobre 2017, le revenu de solidarité active (RSA) pour la collectivité territoriale de Guyane et le département de Mayotte sera pris en charge par l’État à compter de 2019. Cette recentralisation est financée par une mesure de périmètre au titre de la reprise des recettes affectées aux collectivités territoriales (124,6 M€) ainsi que par une mesure de transfert de 50 M€ en CP depuis le programme 123 (Conditions de vie outre-mer) permettant de couvrir le reste à charge du département de Mayotte et de la collectivité territoriale de Guyane.

 

   Mesures de transferts

 

Crédits

Emplois

 

T2 hors CAS Pensions

T2 CAS Pensions

Total T2

Hors T2

AE

Hors T2

CP

Total

AE

Total

CP

ETPT

ministériels

ETPT

Hors État

Transferts entrants

 

 

 

 

+50 000 000

 

+50 000 000

 

 

Transferts sortants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Solde des transferts

 

 

 

 

+50 000 000

 

+50 000 000

 

 

 

 

   PRÉSENTATION DES CRÉDITS PAR CATÉGORIE ET CONTRIBUTIONS EMPLOYEURS

Catégorie

LFI 2018

PLF 2019

Rémunération d’activité

 

1 947 603

Cotisations et contributions sociales

 

 

Contributions d’équilibre au CAS Pensions :

 

 

– Civils (y.c. ATI)

 

 

– Militaires

 

 

– Ouvriers de l’État (subvention d'équilibre au FSPOEIE)

 

 

– Autres (Cultes et subvention exceptionnelle au CAS Pensions)

 

 

Cotisation employeur au FSPOEIE

 

 

Autres cotisations

 

 

Prestations sociales et allocations diverses

 

 

Total Titre 2 (y.c. Cas pensions)

 

1 947 603

Total Titre 2 (hors Cas pensions)

 

1 947 603

FDC et ADP prévus

 

 

 

 

 

subventions aux opérateurs

 

 

(en milliers d’euros)

Opérateur

AE

PLF 2019

CP

PLF 2019

AFA - Agence française de l'adoption (P304)

2 213

2 213

Subvention pour charges de service public

2 213

2 213

Dotation en fonds propres

0

0

Transferts

0

 

ASP - Agence de services et de paiement (P149)

74 207

74 207

Transferts

74 207

74 207

FranceAgriMer (P149)

24 252

24 252

Subvention pour charges de service public

2 167

2 167

Transferts

22 085

22 085

Total

100 672

100 672

Total des subventions pour charges de service public

4 380

4 380

Total des dotations en fonds propres

0

0

Total des transferts

96 292

96 292

 

 

 

Suivi des crédits de paiement associés

à la consommation des autorisations d’engagement (hors titre 2)

 

ESTIMATION DES RESTES À PAYER AU 31/12/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Engagements sur années antérieures non couverts

par des paiements

au 31/12/2017

(RAP 2017)

 

Engagements sur années antérieures non couverts par des paiements au 31/12/2017

y.c. travaux de fin de gestion postérieurs au RAP 2017

 

AE LFI 2018

+ reports 2017 vers 2018 + prévision de FDC et ADP

 

CP LFI 2018

+ reports 2017 vers 2018 + prévision de FDC et ADP

 

Évaluation des

engagements non couverts par des paiements

au 31/12/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

836 604

 

 

 

6 762 651 586

 

6 762 592 824

 

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉCHÉANCIER DES CP À OUVRIR

AE

 

CP 2019

 

CP 2020

 

CP 2021

 

CP au-delà de 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évaluation des engagements non couverts par des paiements

au 31/12/2018

 

CP demandés

sur AE antérieures à 2019

CP PLF / CP FDC et ADP

 

Estimation des CP 2020

sur AE antérieures à 2019

 

Estimation des CP 2021

sur AE antérieures à 2019

 

Estimation des CP

au-delà de 2021

sur AE antérieures à 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

 

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AE nouvelles

pour 2019

AE PLF / AE FDC et ADP

 

CP demandés

sur AE nouvelles en 2019

CP PLF / CP FDC et ADP

 

Estimation des CP 2020

sur AE nouvelles en 2019

 

Estimation des CP 2021

sur AE nouvelles en 2019

 

Estimation des CP

au-delà de 2021

sur AE nouvelles en 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 695 212 846

 

 

7 695 212 846

 

 

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Totaux

 

7 695 212 846

 

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CLÉS D'OUVERTURE DES CRÉDITS DE PAIEMENTS SUR AE 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CP 2019 demandés sur AE nouvelles en 2019 / AE 2019

 

CP 2020 sur AE nouvelles

en 2019 / AE 2019

 

CP 2021 sur AE nouvelles

en 2019 / AE 2019

 

CP au-delà de 2021 sur AE nouvelles en 2019 / AE 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

100 %

 

0 %

 

0 %

 

0 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Justification par action

 

ACTION N° 11                                                                                                                                                            86,3 %

Prime d'activité et autres dispositifs

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

6 643 702 823

6 643 702 823

 

Crédits de paiement

 

6 643 702 823

6 643 702 823

 

 

 

Créée en janvier 2016, la prime d’activité assure un soutien financier aux travailleurs modestes. Cette prestation a succédé à la fois à la prime pour l’emploi (PPE) et au volet « activité » du revenu de solidarité active (RSA).

 

En décembre 2017, la prime d’activité était versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) et les caisses de mutualité sociale agricole (MSA) à 2,63 millions de foyers résidant en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer (DOM). Parmi eux, 169 000 (soit 6%) perçoivent une majoration de leur allocation liée à leur situation d’isolement avec enfant(s) à charge ou à naître.

 

La prime d’activité est ouverte aux jeunes actifs dès 18 ans dans les mêmes conditions que l’ensemble des bénéficiaires : aucune condition spécifique de quotité de travail ou de revenus des parents n’est applicable. Par dérogation, elle est également ouverte aux élèves, étudiants, stagiaires et apprentis sous réserve d’avoir perçu des revenus d’activité supérieurs ou égaux à 0,78 SMIC.

 

Age

Nombre d'adultes

(responsables de dossier ou conjoints)

Répartition (en %)

Moins de 18 ans

331

1

18 - 19 ans

32 546

6

20 – 24 ans

468 810

93

Ensemble

501 667

100

Source : CNAF, fichiers Filéas décembre 2017 Champ : Caf, France entière

 

La prime d’activité s’inscrit aussi dans le cadre d’une démarche de simplification globale avec des procédures allégées et dématérialisées. La mise en place des « effets figés » (prime stable sur 3 mois, calculée sur la base des revenus moyens sur le trimestre précédent) assure aux bénéficiaires une plus grande stabilité du montant de prime versé sur un trimestre.

 

Pour faciliter l’accès des travailleurs handicapés à la prime d’activité, des modes de calcul dérogatoires du droit à la prime ont été introduits.

 

Le montant forfaitaire de la prime d’activité a fait l’objet d’une revalorisation exceptionnelle de 20 € au 1er août 2018. Il sera ainsi porté à 551,51 € par décret en application du 5ème alinéa de l’article L.842-3 du code de la sécurité sociale, avec un effet qui se fera sentir pour les bénéficiaires à partir de la prime d’activité versée en octobre. En parallèle et à la même date, le coefficient de prise en compte des revenus est abaissé d’un point, passant de 62% à 61%.

Cette revalorisation sera poursuivie par la création en 2019 d’une seconde bonification dont le montant maximal sera fixé à 20 euros. Celui-ci sera revalorisé de 20 euros en 2020 puis de 20 euros également en 2021.

Ainsi, et conformément à l’engagement présidentiel, le gain pour les bénéficiaires de la prime d’activité rémunéré au niveau du SMIC s’élèvera-t-il à +80€ à la fin du quinquennat.

 

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses d'intervention

6 643 702 823

6 643 702 823

Transferts aux ménages

6 643 702 823

6 643 702 823

Total

6 643 702 823

6 643 702 823

 

L’action 11 finance à titre principal le dispositif de prime d’activité ainsi que les frais de gestion associés. Elle finance également le RSA jeunes et les aides exceptionnelles de fin d’année.

 

LA PRIME D’ACTIVITÉ 

La dépense de prime d’activité pour 2019 est estimée à 6,0 Md€. Elle intègre les éléments suivants :

·       L’évolution naturelle et spontanée des dépenses dite « tendancielles » (hypothèse d’un nombre d’allocataires s’élevant à 2,96 millions de foyers en moyenne annuelle pour un montant moyen mensuel de 159 €, ainsi que les effets en année pleine de la revalorisation exceptionnelle du montant forfaitaire d’août 2018) ;

·       Les frais de gestion versés à la Caisse nationale des allocations familiales et la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole ;

·       La création d’un second bonus individuel en 2019 ;

·       La mesure transversale de revalorisation modérée des prestations sociales.

 

AIDES EXCEPTIONNELLES DE FIN D’ANNÉE

Par mesure de solidarité à l’égard des ménages les plus modestes, le versement d’une aide exceptionnelle de fin d’année, dite « prime de Noël », a été instauré en 1998. Cette aide a été depuis reconduite chaque année, par voie réglementaire. Depuis 2013, le financement de ces aides est inscrit en projet de loi de finances initiale.

Le programme 304 supporte par ailleurs le financement des primes de Noël servies aux bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation équivalent retraite et de l’allocation transitoire de solidarité.

Le coût total de ces aides exceptionnelles est estimé à 480,7 M€ en PLF 2019, pour une hypothèse de 2,4 millions de bénéficiaires.

Les sous-jacents de l’estimation de coût budgétaire de la prime de Noël 2019 tiennent compte du barème de la prime de Noël (inchangé depuis sa création), de la prévision CNAF du nombre de bénéficiaires au 31/12/2019 et de la ventilation des bénéficiaires du RSA selon la composition familiale actuellement observée.

 

RSA JEUNES

La prévision du montant des dépenses correspondant à la composante « socle » du « RSA jeunes actifs » est estimée à 1,7 M€ pour 2019.

 

ACTION N° 13                                                                                                                                                              0,0 %

Ingénierie, outils de la gouvernance et expérimentations

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

676 511

676 511

 

Crédits de paiement

 

676 511

676 511

 

 

 

Les crédits de cette action soutiennent les pratiques innovantes dans le champ de la cohésion sociale portées par le secteur associatif ou par les services déconcentrés. Ils financent un appui méthodologique pour renforcer leur capacité à jouer un rôle de catalyseur d’expériences de terrain et à mettre en lien les partenaires potentiels, ce qui favorise la mobilisation au service de l’innovation.

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses d'intervention

676 511

676 511

Transferts aux autres collectivités

676 511

676 511

Total

676 511

676 511

 

La dotation 2019 de 676 511 € en AE et en CP accompagnera le développement d’expérimentations innovantes favorisant l’inclusion sociale, financière ou numérique des personnes en situation de précarité.

Les crédits de cette action financeront ainsi des associations têtes de réseaux afin de développer l’expérimentation de bonnes pratiques, leur mutualisation et leur diffusion dans les territoires, sur des thématiques comme la participation des personnes accompagnées à la mise en œuvre des actions les concernant. Ces crédits visent également à financer des actions de formation et d’appui en direction des services déconcentrés du ministère sur la thématique de l’innovation, afin que ces services jouent un rôle de facilitateur et contribuent, en lien avec l’ensemble des acteurs de leurs territoires, à la mise en place d’un environnement propice au développement d’expérimentations innovantes.

La démarche AGILLE (Améliorer la Gouvernance et développer l’Initiative Locale pour mieux Lutter contre l’Exclusion) encourage les travaux d'ingénierie sociale dans les services déconcentrés et les collectivités territoriales afin de renforcer leur capacité d’appui aux initiatives locales. C’est dans ce cadre partenarial que seront expertisées des propositions destinées à simplifier le pilotage des politiques de cohésion sociale, pour les collectivités locales comme pour les usagers.

L’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) apporte un appui technique à ces travaux notamment en animant le « club des expérimentateurs » comme structure de partage de compétences et de moyens entre les collectivités locales, notamment les conseils départementaux, les services de l’État, la société civile et les organisations privées d’un territoire, pour accélérer des projets innovants d’intérêt général. Cet appui en matière d’ingénierie est aussi mis à profit des actions concourant à la mise en œuvre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes.

 

 

ACTION N° 14                                                                                                                                                              0,7 %

Aide alimentaire

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

51 558 566

51 558 566

 

Crédits de paiement

 

51 558 566

51 558 566

 

 

 

Le dispositif d’aide alimentaire vise à faire face aux situations d’insécurité alimentaire, elles-mêmes liées à des situations de pauvreté ou d’exclusion sociale. L’aide alimentaire consiste en la mise à disposition de produits alimentaires aux personnes les plus démunies gratuitement ou contre une participation symbolique. Au-delà de l’aide d’urgence pour satisfaire le besoin vital d’alimentation ou de l’aide visant à compléter ou à équilibrer le panier alimentaire des personnes en situation de précarité, l’intervention de l’État vise à faire de cette activité un levier pour favoriser l’insertion sociale et professionnelle de personnes très éloignées de l’emploi.

 

L’aide alimentaire est essentiellement  assurée par des réseaux associatifs d’envergure nationale, parfois relayés par des associations locales en charge de la distribution de denrées. Son financement est principalement public et européen.

 

Le programme 304 porte la politique d’aide alimentaire, qui concourt à la lutte contre la pauvreté et permet d’initier des démarches d’inclusion. Le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) contribue à la mise en œuvre de cette politique. Pour la programmation 2014-2020 du FEAD, la France bénéficie d’une enveloppe financière d’un montant total de 587,4 M€ (après l’Italie (788,9 M€) et l’Espagne (662,8 M€)). Le FEAD a pour objectif de financer l’achat, le stockage et le transport de denrées alimentaires. Ces fonds sont complétés à hauteur de 15 % par des crédits nationaux, soit 88 millions d’euros sur cette période portés par le programme 304. La France est le premier État membre de l’Union européenne à avoir effectué des appels de fonds en décembre 2015. Elle a été par conséquent le premier État à se faire auditer par la Commission européenne. A la suite d’une interruption des paiements pendant un an, la gestion du programme a fait l’objet d’un renforcement des effectifs, tant chez l’autorité de gestion que chez l’organisme intermédiaire, et le dispositif est en phase de rattrapage avec l’organisation d’appels de fonds plus réguliers parallèles au lancement annuel d’un marché d’achat de denrées pour maintenir l’approvisionnement des associations d’aide alimentaire.

A mi-parcours de la programmation, la France est le premier pays distributeur de denrées FEAD grâce à un réseau logistique et associatif offrant une distribution homogène des denrées sur tout le territoire métropolitain (et une partie de l’outre-mer) à travers plus de 6 000 centres de distribution en France.

 

Les états généraux de l’alimentation ont mis en exergue l’objectif de lutte contre la précarité alimentaire qui a pour ambition de proposer des réponses aux personnes en insécurité alimentaire Dans le cadre de cette politique, le Gouvernement maintient en 2018 son effort sur les crédits nationaux en faveur des épiceries sociales ainsi que son soutien aux têtes de réseau et auprès des associations locales par les crédits déconcentrés. Le ministère des solidarités et de la santé poursuit par ailleurs son engagement dans le cadre de l’appel à projets porté par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation soutenant des projets fédérateurs, démultipliables ou exemplaires en cohérence avec la politique publique de l’alimentation et dans le domaine de la justice sociale.

Cette politique se conjugue avec des actions de lutte contre le gaspillage alimentaire et de promotion de la santé.

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses de fonctionnement

2 167 288

2 167 288

Subventions pour charges de service public

2 167 288

2 167 288

Dépenses d'intervention

49 391 278

49 391 278

Transferts aux ménages

49 391 278

49 391 278

Total

51 558 566

51 558 566

 

Le montant consacré à l’aide alimentaire en 2019 est de 51,6 M€ en AE et en CP et se décompose de la manière suivante :

 

- Contribution de la France au FEAD : 13,1 M€ en complément de la contribution de l’Union européenne dont le montant s’élève à 72,7 M€ en 2018 (l’UE applique chaque année un taux d’augmentation de 2 % de l’enveloppe annuelle). C’est donc un montant total de 85,5 M€ qui est consacré à l’aide alimentaire au travers du FEAD. Il s’agit ainsi de financer les achats de denrées réalisés par FranceAgriMer, établissement public administratif, au profit des associations têtes de réseaux nationales habilitées, sur appels d’offres, à mettre en œuvre le programme européen d’aide alimentaire et retenues pour bénéficier des denrées achetées au moyen des crédits européens.

Une dotation complémentaire de 9 M€ est prévue au titre de la prise en charge d’une partie des dépenses inéligibles des campagnes FEAD 2014 et 2015 au financement sur crédits européens.

 

- Subvention pour charge de service public à France Agrimer : 2,17 M€ au titre de la compensation de charge de service public en tant qu’organisme intermédiaire dans le système de gestion du FEAD.

 

- Épiceries sociales : Une dotation de 8,2 M€ est prévue en PLF 2019 au titre du maintien de maintenir l’achat de denrées pour les épiceries sociales qui ne peuvent bénéficier du programme européen compte tenu du principe de gratuité de distribution instauré par le FEAD. Les achats de denrées sont réalisés soit par FranceAgriMer pour le compte des associations, soit directement par les associations.

 

- Aide alimentaire nationale : Cette dotation (4,7 M€) intègre les subventions aux têtes de réseau associatives nationales pour une partie de leur fonctionnement et notamment l’animation de leur réseau, la formation des salariés et des bénévoles : Secours Populaire, Croix Rouge, Restos du cœur, Réseau Cocagne notamment.

 

-Aide alimentaire déconcentrée : Ces crédits (14,4 M€) visent d’une part la mise en œuvre de la distribution de l’aide alimentaire dans les conditions d’hygiène et de sécurité réglementaire et d’autre part la mise en œuvre de l’accueil des demandeurs d’asile avec le renforcement des capacités du dispositif national de l’aide alimentaire.

L’ensemble de ces financements contribue à assurer la mise à disposition d’une aide alimentaire à plus de quatre millions de personnes.

 

 

ACTION N° 15                                                                                                                                                              0,1 %

Qualification en travail social

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

1 947 603

3 711 674

5 659 277

 

Crédits de paiement

1 947 603

3 711 674

5 659 277

 

 

 

Les treize diplômes du travail social sont administrés par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), responsable de la qualification des professionnels du travail social qui interviennent auprès des personnes en situation de fragilité.

Les évolutions des politiques sociales et les difficultés grandissantes d’inclusion sociale d’un grand nombre de personnes rendent nécessaire l’adaptation des pratiques des travailleurs sociaux. L’évolution de la qualification des travailleurs sociaux constitue un des leviers d’action important pour garantir une adéquation de leurs pratiques professionnelles aux besoins des personnes accompagnées, qu’il s’agisse des contenus et modalités de la formation diplômante, caractérisée par le recours à l’alternance intégrative, du renforcement de la qualité de l’appareil de formation ou des partenariats avec les universités pour développer la recherche. Dans cette perspective, les diplômes d’État d’assistant de service social (ASS), d’éducateur spécialisé (ES), d’éducateur technique spécialisé (ETS), d’éducateur de jeunes enfants (EJE) et de conseiller en économie sociale familiale (CESF) ont été ré-ingéniés de façon à les classer au niveau II du registre national des certifications professionnelles (RNCP) et élevés au grade de licence.

Ces diplômes d’État, tels qu’issus de la rénovation des formations du travail social de niveau III conduite en 2017, verront leur première promotion entrer en formation à la rentrée 2018, en vue d’une délivrance du diplôme en 2021, à l’exception du diplôme d’État de CESF dont la formation débutera à la rentrée 2020 (formation en une année). Ils permettront aux étudiants d’être mieux préparés aux problématiques sociales actuelles et faciliteront leur poursuite d’études supérieures.

 

Depuis 2015, l’action intègre également les dépenses liées au processus de certification professionnelle du travail social, regroupant la certification classique et la certification par validation des acquis de l’expérience (VAE).

 

Cette enveloppe comprend :

·        les dépenses relatives à la rémunération et à l’indemnisation des membres des jurys, dont le traitement administratif est externalisé depuis 2012 à l’Agence de services et de paiement (ASP) ;

·        les frais de gestion et la rémunération de l'ASP au titre des tâches administratives et logistiques liées à l’organisation des certifications professionnelles par VAE dans le champ social ainsi que des dépenses similaires de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) au titre de la VAE du diplôme d’État de certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale dont elle assure la gestion.

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses de fonctionnement

2 353 424

2 353 424

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

2 353 424

2 353 424

Dépenses d'intervention

1 358 250

1 358 250

Transferts aux autres collectivités

1 358 250

1 358 250

Total

3 711 674

3 711 674

 

QUALIFICATION EN TRAVAIL SOCIAL : 0,5 M€

 

En application du plan d’actions en faveur du travail social et du développement social, le ministère promeut l’amélioration de la qualité des formations en travail social, à travers :

–      le soutien à la mise en œuvre de l’alternance intégrative dans le cadre de la nouvelle réglementation applicable en la matière ;

–      des actions de développement des ressources pédagogiques ;

–      des actions d’appui au renforcement des coopérations en matière de recherche, autour notamment des pôles régionaux de ressources et de recherche associant les établissements de formation en travail social et l’université ;

–      des actions de formation des formateurs et d’animation des sites qualifiants pour l’accueil en stages des étudiants en travail social.

 

Cette enveloppe contribue également au financement du fonds de transition mis en place pour aider les organismes soumis à l’obligation de gratification de stages en application de la loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et la recherche et de la loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014, qui étendent l’obligation de gratification des stages à tous les employeurs depuis la rentrée 2014, pour les stages réalisés par les étudiants en formation initiale d’une durée supérieure à deux mois. L’objectif est de soutenir l’offre de terrains de stage pour les étudiants concernés.

 

CERTIFICATION PROFESSIONNELLE : 4,3 M€

 

Ces crédits financent la mise en œuvre de la certification professionnelle du travail social intervenant soit à l’issue d’une procédure de validation des acquis de l’expérience (VAE), soit à l’issue d’un parcours de formation classique.

 

Le ministère a, en effet, en charge l’indemnisation des membres de jurys dans le cadre des épreuves de certification de l’ensemble des diplômes professionnels du champ social, ainsi que, s’agissant de la validation des acquis de l’expérience, la gestion administrative des dossiers des candidats aux diplômes sociaux ouverts à cette procédure.  Ainsi plus de 25 000 diplômes sont délivrés pour les étudiants suivant un cursus en formation initiale et plus de 3 700 pour les salariés suivant un cursus au titre de la VAE.

 

En 2019, les crédits couvrant les dépenses d’indemnisation des membres de jurys relevant du titre 2 s’élèvent à 1,9 M€. Ceux, relevant du titre 3 s’élèvent à 2,4 M€.

 

ACTION N° 16                                                                                                                                                              8,7 %

Protection juridique des majeurs

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

668 261 317

668 261 317

 

Crédits de paiement

 

668 261 317

668 261 317

 

 

 

Les crédits de l’action 16 concourent au financement des services mandataires judiciaires à la protection des majeurs et des mandataires exerçant à titre individuel.

Les mesures de protection juridique des majeurs, prononcées par le juge des tutelles, concernent les personnes qui ne sont pas en mesure de pourvoir à leurs intérêts en raison d’une altération médicalement constatée de leurs facultés mentales ou corporelles de nature à empêcher l’expression de leur volonté. La personne chargée d’exécuter la mesure de protection peut être un membre de la famille de la personne protégée ou un mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM).

Trois catégories de MJPM peuvent être désignées : les services mandataires, les mandataires individuels et les préposés d’établissements.

Le financement des mesures de protection se caractérise par un système de prélèvement sur les revenus des majeurs protégés, et, à titre subsidiaire, lorsque la participation financière de la personne protégée est inférieure au coût de sa mesure, un financement public.

Depuis le 1er janvier 2016, à la suite du transfert des crédits des organismes de sécurité sociale à l’État, les mandataires individuels sont financés uniquement par l’État et les services mandataires perçoivent un financement à hauteur de 99,7 % par l’État et de 0,3 % par les départements. Cette mesure a permis de simplifier sensiblement le dispositif.

Des travaux sont en cours avec les Fédérations représentatives du secteur pour poursuivre le travail de simplification du dispositif de financement, notamment en ce qui concerne l’assiette des ressources, les indicateurs et le barème de participation. Dans cette perspective, une étude sera lancée au second semestre 2018 portant sur les coûts des mesures de protection juridique. Deux volets seront plus particulièrement étudiés :

·         la détermination du coût horaire des mesures de protection à partir de la charge de travail liée aux missions de MPJM et ce, quel que soit le MJPM qui exerce les mesures ;

·         la détermination du coût des mesures de protection à partir des charges MJPM. Le rapport final de l’étude est attendu pour le second semestre 2019

 

Afin d’ajuster la couverture financière entre fonds publics et privés tout en garantissant aux bénéficiaires les plus fragiles une exonération de leur participation, une réforme du barème de participation des personnes protégées a été conduite en 2018.

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses d'intervention

668 261 317

668 261 317

Transferts aux autres collectivités

668 261 317

668 261 317

Total

668 261 317

668 261 317

 

Le montant total des crédits s’élève à 668 261 317 € en AE et en CP. Les crédits connaissent ainsi une légère hausse de 3% par rapport à la LFI 2018.

Le programme 304 financera ainsi 484 656 mesures, dont 391 143 mesures prises en charge par les services mandataires et 93 513 mesures gérées par les mandataires individuels.

La dotation destinée au financement des services mandataires s’élève à 572,89 M€. La détermination de cette dotation est fonction de l’évolution retenue au niveau national de la valeur du point service. Le point service est calculé en divisant le total des budgets des services mandataires par le total de points. Le nombre de points correspond à la charge de travail des services mandataires. La maîtrise, au niveau national, de l’évolution de la valeur du point service permet de répondre à l’objectif de réduction des écarts entre les services les plus dotés et les moins dotés.

Le calcul de la dotation 2019 pour les services repose sur une évolution globale des budgets des services de 3,41% qui se base sur les sous-jacents suivants :

- un effet prix de 1% correspondant à la prise en compte à la fois d’un effet prix de 1% sur 18% des budgets des services et d’un effet lié à la revalorisation de la masse salariale de 1% sur 82%.

- des mesures nouvelles à hauteur de 2,4% qui permet de tenir compte de l’impact de l’évolution du nombre de mesures sur la valeur du point service tout en poursuivant la réduction des écarts entre les services les plus dotés et les moins dotés.

 

Pour les mandataires individuels, la dotation 2019 est de 91,18 M€ et intègre un effet volume de 9% correspondant à l’évolution estimée du nombre de mesures confiées à cette catégorie d’intervenant.

 

Ces dotations intègrent également le financement de l’information et le soutien aux tuteurs familiaux à hauteur de 4,18 M€. Cette mesure a pour objectif de rendre effectif le principe de priorité familiale inscrite dans la loi n°2007-293 du 5 mars 2007 : actuellement seulement 46% des ouvertures de mesures sont confiées à la famille. Il importe donc de développer l'information et le soutien aux tuteurs familiaux afin d’encourager la gestion familiale des mesures de protection.

 

ACTION N° 17                                                                                                                                                              2,0 %

Protection et accompagnement des enfants, des jeunes et des familles vulnérables

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

156 101 955

156 101 955

 

Crédits de paiement

 

156 101 955

156 101 955

 

 

 

Les crédits de l’action 17 du programme 304 financent principalement :

 

L’appui au dispositif d’accueil et d’orientation des mineurs non accompagnés (MNA) ;

·       Le développement des démarches d’adoption internationale par le biais notamment de l’agence française de l’adoption (AFA) ;

·       Le groupement d’intérêt public pour l’enfance en danger (GIPED), composé du service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger (SNATED) et de l’observatoire national pour la protection de l’enfance (ONPE) ;

·       Le soutien à des têtes de réseaux associatifs partenaires dans le domaine de la protection et de l’accompagnement de l’enfance, de l’adolescence et des familles vulnérables ;

·       Le soutien aux dispositifs en faveur des jeunes constitués principalement par les points d’accueil et d’écoute jeunes (PAEJ).

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses de fonctionnement

2 312 877

2 312 877

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

100 000

100 000

Subventions pour charges de service public

2 212 877

2 212 877

Dépenses d'intervention

153 789 078

153 789 078

Transferts aux collectivités  territoriales

141 243 995

141 243 995

Transferts aux autres collectivités

12 545 083

12 545 083

Total

156 101 955

156 101 955

 

Le montant total des crédits s’élève à 156,1 M€ en AE et en CP contre 143 M€ en LFI 2018. Cette hausse des crédits de l’action 17 résulte comme l’année précédente de l’augmentation du nombre de mineurs non accompagnés bénéficiant du dispositif d’accueil et d’orientation ainsi que l’augmentation des moyens alloués aux Points accueil écoute jeunes (PAEJ) dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pauvreté.

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT AUTRES QUE CELLES DE PERSONNEL

 

Une dotation de 0,1 M€ est constituée au titre des frais de justice du programme.

 

AGENCE FRANÇAISE DE L’ADOPTION (AFA)

 

L’agence française de l’adoption (AFA), créée en 2005 sous forme de GIP associant l’État, les départements et des personnes morales de droit privé remplit, outre un rôle d’information et de conseil, une mission d’intermédiaire pour l’adoption des mineurs étrangers de moins de quinze ans. Le versement prévu à cet organisme pour 2019 s’élève à 2,2 M€ en AE et en CP.

 

GIP ENFANCE EN DANGER (GIPED)

 

L’État contribue, avec les conseils généraux, au financement du GIPED, groupement d’intérêt public « Enfance en danger », gestionnaire du service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (SNATED) et de l’observatoire national pour la protection de l’enfance (ONPE).

 

Le GIP Enfance en Danger est financé à parité par l’État et les départements. La contribution de l’État au GIP s’élève en 2019 à 2,4 M€ en AE et en CP.

 

Le rapprochement entre le GIP AFA et le GIP enfance en danger (GIPED) est engagé depuis 2015 afin de mieux articuler les politiques de protection de l’enfance et d’adoption. Un travail de préfiguration a été initié en 2016 et se poursuit dans une dynamique de recherche et d’élaboration de modalités de coopération plus souples. Un protocole d’accord cadre entre les deux GIP a ainsi été signé en mars 2017.

 

DISPOSITIF D’ACCUEIL ET D’ORIENTATION DES MINEURS NON ACCOMPAGNES

 

La loi n° 2016-297 du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant (article 48) a pérennisé le dispositif d’évaluation et de répartition des mineurs non accompagnés (MNA), mis en place de façon expérimentale à partir de 2013. Le décret n°2016-840 du 24 juin 2016 pris en application de cette loi (article L. 221-2-2 du code de l’action sociale et des familles) et relatif à l’accueil et aux conditions d’évaluation de la situation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille, a précisé les modalités de remboursement des dépenses engagées par les départements dans la phase de mise à l'abri, d'évaluation et d'orientation des jeunes isolés étrangers : remboursement d’un montant forfaitaire, fixé par le comité de gestion du fonds national de financement de la protection de l’enfance à 250 € par jour et par jeune, dans la limite de 5 jours, sous réserve de la production par le président du conseil départemental de l’attestation de la durée de l’accueil provisoire d’urgence. Ce décret a également étendu ces dispositions aux cinq collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Mayotte) ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

Les modalités de remboursement aux départements des dépenses de mise à l’abri et d’évaluation de la situation des personnes se déclarant mineures non accompagnées seront modifiées dès le 1er janvier 2019. Cette réforme fait suite au rapport de la mission conjointe entre l’État et l’Association des départements de France (ADF) remis en février 2018. Une aide de 500 euros par jeune évalué sera désormais apportée aux départements. Un remboursement forfaitaire de l’hébergement des jeunes est également prévu, dans la limite de 90 € par jour pendant les 14 premiers jours puis de 20€ les 9 jours suivants. Ces financements devront aussi permettre de proposer un bilan de santé et une prise en charge sanitaire de premier recours aux jeunes concernés.

 

 

Une prise en charge partielle des dépenses d’aide sociale à l’enfance au titre des mineurs non accompagnés est également prévue.

 

Au total, 141,2 M€ en AE et en CP sont prévus en 2019 au titre des mineurs non accompagnés.

 

SUBVENTIONS NATIONALES ET PILOTAGE

 

Le financement des têtes de réseau des associations œuvrant dans le domaine de la protection des enfants, des jeunes et des familles vulnérables s’élève à 1,2 M€ en AE et en CP en 2019.

 

Ces crédits permettent d’apporter un soutien aux associations pour leurs dépenses de fonctionnement ou pour des actions jugées prioritaires par la DGCS car intéressant les politiques publiques du ministère en charge de la famille. Ils financent également le dispositif du numéro d’appel d’urgence européen « 116 000 » destiné à traiter les appels relatifs aux disparitions d’enfants. Cette prestation est composée de deux volets : une plate-forme d’accueil et d’écoute téléphonique et une unité de suivi et d’accompagnement des familles. Elle a fait l’objet d’un nouvel appel d’offres et de nouveaux marchés publics en 2017.

 

 

CRÉDITS DÉCONCENTRÉS

 

L’action 17 du programme 304 contribue par ailleurs à hauteur de 5 M€ au financement d’actions en direction des jeunes dont les points d’accueil et d’écoutes jeunes (PAEJ). Ces moyens seront renforcés par une enveloppe supplémentaire de 4 M€ dans le cadre de la stratégie interministérielle de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes portant à 9 M€ les moyens alloués à cette politique.

 

Les structures d’accueil et d’écoute généraliste que sont les PAEJ sont des appuis essentiels pour mieux accompagner les jeunes en particulier ceux d’entre eux les plus vulnérables et favoriser leur autonomie et leur insertion sociale et professionnelle.

 

Les 491 points de contacts proposés par les PAEJ, avec un rayon d’intervention moyen estimé à 50 km, représentent un outil essentiel des politiques de cohésion sociale. Les PAEJ permettent le repérage et la prise en charge d’adolescents et de jeunes adultes confrontés à des vulnérabilités spécifiques qui fragilisent leur avenir (mal-être, repli sur soi, pratiques addictives, violences sur soi ou sur les autres, ruptures familiales, errance, etc.). Ils apportent un soutien aux familles et en particulier à celles qui peuvent être en désarroi face aux troubles de la jeunesse et de l’adolescence vécus par leurs enfants. Ils appuient également les professions sociales et médico-sociales et en particulier les professionnels qui sont en questionnement et en difficulté de réponse vis-à-vis de ces familles et de ces jeunes. Enfin, ils développent un partenariat local important notamment avec les maisons des adolescents (MDA) et surtout avec l’Éducation nationale (90% des PAEJ).

 

Enfin, les 4 M€ supplémentaires alloués dans le cadre de la stratégie interministérielle de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes permettront de renforcer l’accompagnement offert par les  PAEJ afin de repérer au plus tôt les jeunes « invisibles » qui s’exposent à un risque d’exclusion professionnelle durable contre lequel il est indispensable de lutter.

 

ACTION N° 18                                                                                                                                                              0,0 %

Aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (ARFS)

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

200 000

200 000

 

Crédits de paiement

 

200 000

200 000

 

 

 

Face au vieillissement des travailleurs migrants, en particulier les « Chibanis », arrivés en France dans les années 1970 pour contribuer au développement industriel national et qui résident depuis lors en foyers de travailleurs migrants ou en résidences sociales, le législateur a souhaité sécuriser les droits sociaux des intéressés lorsqu’ils effectuent des séjours prolongés dans leur pays d’origine et faciliter ainsi les rapprochements familiaux.

 

Nombre de « Chibanis » effectuent en effet des allers et retours réguliers entre la France et leur pays d’origine et peuvent dans ce contexte se trouver confrontés à la perte de certaines de leurs prestations. Par ailleurs, la condition de résidence associée au versement de certaines prestations ne leur permet pas, au moment où ils vieillissent, d’effectuer des rapprochements familiaux en séjournant plus longuement dans leur pays d’origine, tandis que les établissements dans lesquels ils résident se révèlent souvent peu adaptés à l’accueil de personnes vieillissantes.

 

C’est la raison pour laquelle la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable (DALO) a institué en 2007 le principe d’une aide financière spécifique, exclusive des aides au logement et des minima sociaux (allocation de solidarité pour les personnes âgées notamment), intitulée « aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine » (ARFS). La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 a levé les difficultés posées par ces dispositions au regard du droit communautaire.

 

Les conditions d’application de ces dispositions ont été définies par le décret du 6 octobre 2015. L’ARFS a été mise en place à compter du 1er janvier 2016, conformément aux préconisations du rapport de la mission parlementaire d’information sur les immigrés âgés, rendu public le 5 juillet 2013.

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses d'intervention

200 000

200 000

Transferts aux ménages

200 000

200 000

Total

200 000

200 000

 

Le montant maximum de l’aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (ARFS) s’élève à 6 600 € par an. L’aide est versée annuellement sous conditions de ressources et gérée par un fonds dédié relevant de la Caisse des dépôts et consignations, dans des conditions précisées par une convention d’objectifs et de gestion signée avec l’État.

 

Elle peut être versée aux ressortissants étrangers :

–     en situation régulière et vivant seuls ;

–     âgés d’au moins 65 ans ou ayant atteint l’âge légal de départ à la retraite en cas d’inaptitude au travail ;

–     justifiant d’une résidence régulière et ininterrompue en France pendant les quinze années précédant la demande d’aide (hors ressortissants communautaires) ;

–     ayant fait valoir les droits aux pensions personnelles (base et complémentaire) de retraite auxquels ils peuvent prétendre, y compris auprès des régimes étrangers ;

–     étant hébergés, au moment de la demande, dans un foyer de travailleurs migrants ou une résidence sociale ;

–     disposant de revenus inférieurs à 6 600 € annuels ;

–     effectuant des séjours de longue durée dans leur pays d’origine (6 mois par an).

 

La montée en charge escomptée de l’ARFS a été confrontée à d’importantes difficultés de mise en œuvre. Les conditions exigées pour bénéficier de l’ARFS (être hébergé, au moment de la demande ou de son renouvellement, dans un foyer de travailleurs migrants ou une résidence sociale, continuer à disposer d’un titre de séjour en France et produire un avis d’imposition ou de non-imposition des services fiscaux français) sont, à cet égard, difficilement compatibles avec la situation des personnes éligibles, en particulier, au moment du renouvellement de l’aide (exemple des difficultés rencontrées pour retrouver une place dans un FTM ou une résidence sociale). Ces limites ont été soulignées dans le rapport d’information de Mme Stella DUPONT, députée. Aussi, le Gouvernement analyse les recommandations de ce rapport afin de proposer des pistes de réformes.

 

 

ACTION N° 19                                                                                                                                                              2,2 %

Stratégie interministérielle de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté des Enfants et des Jeunes

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FDC et ADP

attendus

Autorisations d’engagement

 

171 000 000

171 000 000

 

Crédits de paiement

 

171 000 000

171 000 000

 

 

 

Les crédits de cette nouvelle action soutiennent la stratégie interministérielle de lutte contre la pauvreté portée par le Gouvernement. Outre les 171M€ de cette action, il est à noter que 4 M€ issus de la stratégie bénéficient à l’action 17 pour renforcer l’action des points d’accueil écoute jeunes (PAEJ).

 

 

éléments de la dépense par nature

 

Titre et catégorie

Autorisations

d’engagement

Crédits

 de paiement

Dépenses de fonctionnement

2 000 000

2 000 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

2 000 000

2 000 000

Dépenses d'intervention

169 000 000

169 000 000

Transferts aux collectivités  territoriales

135 000 000

135 000 000

Transferts aux autres collectivités

34 000 000

34 000 000

Total

171 000 000

171 000 000

 

La dotation 2019 de 171 000 000 € en AE et en CP permettra de mettre œuvre la stratégie interministérielle de prévention et de lutte contre la pauvreté. Cette stratégie, pilotée par la délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes créée par le décret du 24 octobre 2017, vise à réduire les inégalités en travaillant en profondeur sur les racines de la pauvreté touchant les jeunes et les enfants. Les crédits sont ventilés en deux sous-actions :

 

Une enveloppe de 135 M€ sera consacrée à la contractualisation renforcée avec les départements et les métropoles, acteurs principaux de la lutte contre la pauvreté. Dans le cadre de cette contractualisation plusieurs actions viendront former le contrat d’engagement de la collectivité en fonction des besoins identifiés sur le territoire. Ces actions porteront notamment sur :

- la lutte contre les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ;

- un renforcement de l’insertion socio-professionnelle des bénéficiaires du RSA ;

- le financement de formation sur des thématiques portées dans le cadre de la stratégie auprès des travailleurs sociaux travaillant en conseils départementaux ;

- la mise en place d’un premier accueil inconditionnel ;

- le développement des référents de parcours ;

- la mise en place des maraudes mixtes ;

- un renfort de la prévention spécialisée à destination des jeunes vulnérables, notamment dans les quartiers en difficulté sociale.

 

Enfin, le contrat d’engagement soutiendra les actions, présentées par les départements, en raison de leur caractère innovant dans le champ social.

 

Les engagements contractuels pris dans le cadre du fonds d’appui aux politiques d’insertion relèveront également de cette enveloppe.

 

Par ailleurs 36 M€ seront également consacrés à des mesures d’investissement social en dehors du cadre contractuel évoqué précédemment. Ceux-ci visent à financer :

- une amélioration des conditions de vie pour les enfants hébergés ou à l’hôtel ;

- la mise en place d’une tarification sociale des cantines ;

- la mise en place de petits-déjeuners à l’école ;

- un plan de formation pour les professionnels de la petite enfance ;

- la généralisation des points conseil budget ;

- le financement de formation sur des thématiques portées dans le cadre de la stratégie auprès des travailleurs sociaux ne relevant pas des conseils départementaux ;

- des crédits de gouvernance pour assurer un pilotage optimum de l’ensemble de la stratégie.

 

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